| mopti La ville est construite au milieu des eaux du Niger et du Bani, d'où le nom de "Venise du Mali". Mopti donne l'exemple d'une de ces rares cités où il a fallu construire le sol même de la ville avant de bâtir les maisons. Ici, tout porte la marque de cette ancienne coexistence de l'eau et de l'activité humaine. La Mosquée, construite dans le style de celle de Djenné, se reflète dans l'eau dormante du "Pagé" envahi par les nénuphars. Le marché qui se tient sur l'eau et autour de l'eau, sur toute la longueur des quais bâtis autour du port artificiel. Creusé dans une des berges du Bani, la berge de Mopti. L'artisanat : couvertures de laine aux motifs géométriques, bracelets de pierre, de bronze, colliers d'ambres, poteries. Le port toujours animé, soit par les bateaux de la Compagnie malienne de Navigation qui assure un service régulier entre Koulikoro et Gao pendant la période de crue, soit par des pirogues de pêcheurs Bozo qui viennent apporter des ballots de poisson séchés ou fumés, ou assurer le transport des passagers qui se rendent de marché en marché. Hamdallaye, capitale de l'empire Peuhl du Macina, en cours de réhabilitation. Bandiagara Sangha, peintures rupestres : De tout temps, lors des circoncisions collectives, tous les villageois se rassemblent dans la grotte afin de régénérer la culture Dogo. A chaque cérémonie, les peintures rupestres couvrant le roc sont repeintes. Ainsi, de génération, les traditions se perpétuent et la science des ancêtres se transmet aux initiés qui savent déchiffrer le sens des dessins : origine de l'homme, avenir de l'univers, combat des génies, principes contradictoires qui régissent la vie de tous les jours Déguimbéré : C'est dans les grottes de Déguimbéré qu 'El Hadj Omar a disparu en 1864. Le palais des successeurs d'El Hadj Omar est pratiquement en ruines. Il contient toujours les reliques d'El Hadj Omar (son épée et ses objets personnels) auprès desquelles de nombreux fidèles viennent de toute l'Afrique de l'Ouest pour se recueillir et prier. Sangha, est en fait, un ensemble de 10 quartiers ayant chacun un nom. La localité est établie au sommet de la falaise. C'est actuellement le chef-lieu de l'arrondissement. Banani se trouve à 200 m plus bas que Sangha, dans un cirque. C'est un village qui figurait sur le billet de 1 000 francs maliens jusqu'en 1984. Moins connus que Sangha. Banani, lreli, d'autres villages ségrènent à l'ouest des falaises, au-delà de Kendié. A partir de ce village, il n'y a plus de pistes mais seulement des escaliers naturels gravissant jusqu'à Borko. En fait, c'est tout le Dogon qui fascine le visiteur : les villages refuges confondus avec la falaise, la cosmogonie Dogon, l'univers Dogon dans laquelle on ne voulait voir que les vestiges d'un monde attardé, condamné par sa barbarie même, à disparaître, et qui s'est révélé comme de véritables systèmes philosophiques. Douentza Le Gourma et ses nombreux lacs (Nianga, Korarou-Aougoungou) qui attirent de nombreux gibiers ainsi qu'un troupeau d'éléphants sahéliens, les seuls spécimens que l'on rencontre dans cette partie d'Afrique. En vue de protéger cette faune, il est prévu de créer un Parc National du Gourma. Le mont Hombori, point culminant du Mali à 1 155 m est bien plus qu'une simple masse de grès à la présence quelconque, dans un paysage uniforme de sable et d'épineux, c'est surtout le point de déséquilibre au milieu de la désolation d'une steppe immense, séparant le cur du Mali du Sahara. Cette rupture qui fascine la plupart des visiteurs. C'est dans ce bloc de grès que les tempêtes ont sculpté un paysage à l'aspect de ruines, taillé des monuments dans la Gandamia (cette chaîne de montagnes qui s'élève depuis Douentza jusqu'à Hoimbori), telle que la main de Fatma, aiguille rocheuse en forme de main dressée vers le ciel. Djenné Djenné, situé au cur de delta central du Niger, la ville apparaît comme un véritable ile émergeant des hautes eaux du fleuve pendant la période de crue, donnant l'impression d'une forteresse implantée au milieu de l'eau. La Mosquée construite en 1907 sur lemplacement de la mosquée des premiers ages qui fut détruite plusieurs fois. Les quatre minarets de la mosquée sont orientés en direction des quatre points cardinaux. Face au Grand Marché, la façade principale est constituée de 3 tours séparée l'une de l'autre par 5 colonnes en terre battue. 100 piliers réunis en voûtes parallèles comme l'arc brisé gothique, supportent la masse du toit plat. Cette imposante bâtisse hérissée de tours, demeure le symbole de l'architecture soudanaise qui a tant inspiré l'urbanisme de métropoles du Sahel. Le style architectural s'est maintenu dans tout le nord du Mali, notamment le long du Niger : Koulenzé, Konna, Korienzé, Kotoka étrant les meilleurs exemples. Djenné-Jenno," La vieille Djenné", est l'emplacement de la première implantation de la ville. A Djenné-Jenno, (mis en partie au jour de 1977 à 1981 par un couple d'archéologues américains, les Mac Intosh), le tertre révélant la totalité de la ville a une périphérie de 2 km. Aux plus profonds niveaux, des outils et des bracelets de fer prouvent que l'on se trouve probablement en présence de la plus ancienne civilisation africaine ayant connu et travaillé ce métal, tandis que les déchets découverts aux mêmes niveaux, parmi les vestiges imperceptibles d'habitation en paille, indiquent que la population de nourrissait de poissons, ce qui semble évident, mais aussi de riz, de lait, de viande de buf domestique, ce qui l'est moins. Des milliers de tessons de poterie révèlent, enfin, une très ancienne connaissance de cette technique, du fait que les produits à cuire et à conserver étaient nombreux. Youwarou Lac Débo, véritable mer intérieure, long de 45 km et parsemé dîlots dont certains sont rocheux. |