| LUTTE
CONTRE LA CORRUPTION AU MALI : des parlementaires s'impliquent.
La corruption et la délinquance financière seraient
de plus en plus ancrées dans nos murs. Pour aider les
autorités politiques engagées à combattre éfficacement
le phonomène dans notre pays, des parlementaires ont initié
un réseau. Le plan d'actions de ce réseau se résume
par le renforcement du dispositif législatif et institutionnel
au Mali, le contrôle de l'action gouvernementale, les études
prospectives et l'information du grand public.
Le Bureau, composé de 15 membres, de ce réseau est
présidé par le député Siaka Batouta
Bagayoko. Il entend, selon son président, contribuer à
la formation d'une société civile responsable et apte
à défendre se sintérêts. Mieux, le réseau
des parlementaires pour la lutte contre la corruption va s'atteler
à la promotion d'un cadre de reflexion et d'actions qui favoriseront
la bonne gouvernance dans notre pays. Cette tâche non moins
delicate devra être soutenu par une volonté politque
sans équivoque. Cette volonté étatique, soutient
le président du réseau des parlementaires, doit être
forte, ferme et constante. D'ores et déjà, ces parlementairs
ont tenu un atelier d'échanges sur la corruption définie
comme "un abus de la part d'individus qui profitent de leur
situation dans un système donné en vue de réaliser
un profit personnel". Cet atelier s'est déroulé
du 16 au 17 mai 2003 dans la salle Awa Kéïta de l'Hémicycle.
Pendant deux jours, les parlementaires du réseau se sont
penchés, entre autres, sur le rôle de l'Assemblée
Nationale dans la lutte contre la corruption et l'impact de ce fléau
sur l'économie et la crédibilité des institutions.
Par Karim Sanogo
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