PLACE
DE NIONO A NIARELA : les jeunes en guerre contre les camions
Reputé pour les transactions commerciales à Bamako,
le marché de Niarela fait aujourd'hui l'objet de vives tensions
entre les jeunes ressotissants de ce vieux quartier et les chauffeurs
de gros trnsporteurs. En effet, ces derniers, selon nos sources, sont
de plus en plus victimes des actes de sabotage sur leurs camions en
instance de déchargement. Les auteurs de ces actes ne sont
autres que les jeunes du quartier. L'association des transporteurs
de la place de Niono, Kolongo, Macina, Djafarabé et Tenenkou,
a beau se plaindre, ils continuent à agir. Ces jeunes procèdent
même à des saisis sur les marchandises qui durent longtemps
dans les camions. En fait, les jeunes du quartier soutiennent qu'ils
agissent ainsi parce que les camions salissent leurs rues. Ils se
sont organisés en association pour la promotion socio-economique
de leur quartier tout récemment à la suite du lancement
de l'operation d'assainissement du district de Bamako par le président
de la République, Amadou Toumani Touré. Le groupe est
en activité depuis queques jours est opposé au stationnement
à long ertme des gros-porteurs dans le quartier.
Selon des temoignages, ils perçoivent 500 Fcfa comme pénalité
sur chaque sac de riz ou d'oignon qu'ils saisissent. Les jeunes, dit-on,
n'hésitent pas dégonfler les pneus des camions stationnés
avec souvent 40 tonnes de marchandises. Ils sont devenus la hantise
des commerçants de cette place qui reçoit des tonnes
de produits agricoles (oignon, riz, tomate, etc) en provenance de
Niono et environs.
Pour signaler toute leur indignation, l'association des gros transporteurs
et commerçants de la zone a saisi la mairie de la commune II.
Pour l'instant aucune solution durable n'a été trouvée
par les autorités communales. Alors que les opérateurs
économiques de cette place payent 300 000 F CFA par an pour
la vignette de leur camion. Quant aux occupants de magasins dans le
secteur, leurs impôts synhétiques s'élèvent
à 36 750 F CFA par an et par magasin. La caution d'un magasin
se chiffre à 1,2 million de Fcfa.
Par ailleurs, des heurts se sont produits entre certains propriétaires
de mini-bus et des jeunes de Niarela. Aux dernières nouvelles,
le 3è arrondissement de police est sur cette affaire. C'est
l'inspecteur Adama Bagayogo qui a le dossier. Pour éviter le
pire, l'association des gros transporteurs espère obtenir un
autre site favorable à l'exercice de son commerce.
Par Karim Sanogo |
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